Union des Ingénieurs du Conservatoire national des arts et métiers

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Grands axes de réflexions QSE pour le XXI ème Siècle
Les cinq vecteurs fondamentaux de développement pour les années à venir.

9 novembre 2006

par Patrick Landormi

Comment devons nous situer nos travaux pour les prochaines échéances et quelle doit être la position de l’ingénieur (CNAM ou autres) face aux questions qui nous sont posées.




-  Tout d’abord, suite à un débat interne pour que notre institution à travers ce que nous représentons soit enfin reconnue et écoutée, trois axes de réflexion se doivent d’être examinés.

-  Pour cela, la pression que nous devons insuffler auprès des pouvoirs publics et des politiques doit être sans relâche pour faire comprendre à l’ensemble de nos concitoyens les futurs enjeux.

-  Cette démarche est tout particulièrement axée sur le respect des lois normatives et sur la législation en vigueur, car disserter « sur l’introduction de nouveaux concepts », « les nouvelles formes d’énergies » où tout autre sujet ne seraient que de l’encre sur du papier.

-  Les deux autres points importants sont directement liés à cette logique, car toute cette démarche s’articule autour d’une véritable prise de conscience économique et financière du problème. Réfléchissons par exemple sur les véritables raisons pour lesquelles les Etats Unis n’ont pas signés les accords de Kyoto, où l’importance du lobbying à tous les niveaux de l’industrie, de l’environnement et de notre vie quotidienne pour tenter de comprendre.

-  Faire abstraction de ces paramètres serait totalement dépourvu de bon sens. Si nous souhaitons demain avoir un impact auprès des autorités, des chercheurs et des institutions, nous devons publier des articles prenant en compte l’ensemble de cette problématique. Dire les choses autrement seraient perdre du temps.

-  Nous devons dès maintenant dans nos interventions publiques, nos publications partenariales et institutionnelles avoir toujours à l’esprit cette notion incontournable que représente ces trois paramètres.

-  C’est pourquoi, aujourd’hui les fondamentaux dans notre démarche intellectuelle doivent tenir compte impérativement de l’aspect « POLITIQUE », « ECONOMIQUE » et « FINANCIER ».

-  Le débat est lancé et reste maintenant à se donner les moyens au sein du GEQC et de nos réseaux pour mettre en partition cette véritable problématique. Le travail est colossal, impersonnel mais fondamental et incontournable.

-  Cependant, pour respecter cette thématique il faut y ajouter deux autres facteurs indissociables qui pour nous comme pour ceux qui continueront dans cet esprit est l’aspect social du problème.

-  C’est pourquoi, la place de l’ingénieur, qu’il soit CNAM ou d’ailleurs doit être primordiale. La corporation qui sera une fois de plus, force de propositions est la notre. Nous avons été formé pour cela, même si notre cursus au sein de cet établissement n’a pas vocation à faire de nous des gestionnaires, mais ensemble, issus de parcours professionnels différents nous devons y prendre toute notre dimension et y être un des éléments clé.

-  La diversité crée aussi la force et la créativité. Pour se faire, nous devons être en parfaite harmonie avec la charte de l’ingénieur et considérer que sans nous, cela ne pourrait être possible. La modifier où l’adapter peut être également d’actualité.

-  En conclusion, ce travail ne peut se faire sans que nous réfléchissions sur la démarche éthique de l’ingénieur face à ce nouveau défi et comprendre toute la responsabilité que l’on devra en assurer devant la société, les enjeux futurs et surtout avoir l’honnêteté et l’implication de nos actes face à la nouvelle génération car si nous avons des droits, nous avons également des devoirs.

Patrick LANDORMI

- Vice-président de L’UNICNAM Normandie
- Responsable du GEQC en Normandie
- Ingénieur CNAM
- Ingénieur EUR ING
- Docteur ENSAM

Patrick Landormi